Deux ans, c’est la règle immuable : après l’obtention du permis A2, aucun passage anticipé vers le permis A n’est autorisé. La liberté de piloter une moto pleine puissance s’accompagne d’une formation complémentaire, imposée par la réglementation. Rien n’est laissé au hasard : le calendrier, les pièces à fournir, le strict respect de la procédure, tout peut faire basculer le dossier si le moindre détail manque à l’appel.
Avant de s’engager, il est stratégique de bien cerner les conditions d’accès, de savoir à quoi s’attendre durant les sept heures de formation, d’anticiper le budget, et de repérer les différences entre les écoles. À chaque établissement sa philosophie : certains offrent un suivi personnalisé, d’autres appliquent une approche plus conventionnelle. Prendre le temps de comparer, c’est s’assurer d’aborder la transition sereinement, sans mauvaise surprise.
Comprendre la passerelle A2 vers A : pourquoi et pour qui ?
Depuis 2016, impossible de décrocher le permis A d’emblée : le passage par le permis A2 s’impose à tous, sans distinction d’âge ou de parcours. Deux années d’expérience sont requises avant même d’espérer accéder à la passerelle A2 vers A. Cette démarche vise les conducteurs déjà familiers du guidon, prêts à quitter la limitation de puissance et à goûter à tout ce que le monde de la moto peut offrir.
Le principe est franc : ceux qui ont appris sur une machine limitée à 35 kW peuvent, grâce à cette passerelle, piloter sans aucune restriction. Finie la limitation. Cette étape ouvre droit à toutes les cylindrées, avec ou sans side-car, et pour les plus de 21 ans, la possibilité de prendre le volant d’un tricycle dépassant 15 kW s’ajoute à l’éventail de choix.
Qui est concerné par la passerelle moto ?
La réglementation vise plusieurs profils ; il est utile de les préciser :
- Titulaires du permis A2 depuis au moins deux ans
- Candidats décidés à passer à une moto non-bridée, ou à un tricycle de grande puissance
Aucune autre option ne permet aujourd’hui d’accéder au permis A. Il ne s’agit pas d’un examen final, mais d’une journée de formation encadrée et structurée. On révise l’essentiel, on s’adapte à la conduite de machines plus puissantes. Le sésame, c’est la participation complète et active à cette journée. Manquer des heures compromet l’évolution, et le dossier reste bloqué.
Quelles sont les conditions et démarches à remplir pour accéder au permis A ?
Aucun écart n’est possible : l’écart de deux années s’apprécie entre deux dates bien précises, celle de la réussite au permis A2 et celle d’entrée en formation passerelle. Ce détail chronologique n’a rien d’anodin : une mauvaise estimation impose d’attendre.
Côté âge, il faut avoir 20 ans pour les motos, 21 ans pour les tricycles puissants. Aucune exception. La compréhension du français reste exigée, à l’oral comme à l’écrit, afin de garantir la bonne assimilation des règles de sécurité et des consignes.
Puis vient le moment de l’inscription dans une moto-école reconnue. Aucune pression côté examen, l’objectif est d’assimiler, d’échanger et de montrer sa présence durant chacune des sept heures du cursus. À la fin de la journée, une attestation personnalisée est remise. Elle ne sert pas encore de permis, mais reste incontournable pour lancer la demande officielle.
C’est ensuite à l’école de transmettre le dossier aux autorités, en y joignant toutes les pièces justificatives : carte d’identité, justificatif de domicile, copie du permis A2, et l’attestation de formation. Depuis 2024, il est envisageable de financer cette formation via son compte de formation, nouvelle donne appréciée pour limiter les frais restants. Lorsque la préfecture délivre le permis A, la liberté totale peut enfin débuter : la patience trouve alors tout son sens.
Déroulement de la formation passerelle : étapes, contenu et conseils pratiques
Sept heures : c’est le temps imparti pour réactiver les fondamentaux, se perfectionner, et montrer la maîtrise d’une moto puissante. Trois grandes phases vont rythmer la journée, sans épreuve à l’issue, mais avec une attente élevée sur l’investissement personnel.
Les étapes clés de la formation
Pour mieux se préparer, voici les trois séquences principales au programme :
- 2 heures de théorie : échanges encadrés pour appréhender les comportements à adopter sur des motos plus performantes. Sécurité, adaptation des réflexes, analyse des dangers, réglementation, tout y passe dans une dynamique collective.
- 2 heures de pratique hors circulation : de retour sur le plateau, les stagiaires peaufinent leur maniement de la moto. La prise en main, la gestion du poids, la précision du freinage, l’évitement, le maintien de l’équilibre à basse vitesse, tout est observé et corrigé si nécessaire.
- 3 heures de pratique en circulation : l’exercice se poursuit sur route ouverte. Les situations réelles s’enchaînent : dépassements, anticipation, adaptation dans le trafic. La communication radio avec le formateur favorise conseils et corrections instantanés.
Cette journée s’adapte à tous les profils. Un participant peu expérimenté ou hésitant profitera d’un accompagnement sur mesure, tandis qu’un motard déjà confiant pourra aller plus loin dans la précision technique. Profiter de la présence du formateur pour obtenir des recommandations concrètes, notamment sur la position de conduite ou la prise en main d’engins plus lourds, change souvent la donne au moment de rouler seul. À la fin, le carnet de formation fait foi pour la constitution du dossier : il vérifie la régularité et l’investissement sur la durée.
Motos accessibles, coût de la formation et accompagnement par des professionnels
Grâce à la passerelle A2 vers A, l’horizon s’étend : accès total aux sportives, routières, trails, side-cars, et pour les plus de 21 ans, aux tricycles musclés. Pour beaucoup, c’est le tremplin pour partir à l’assaut des grands axes, varier les styles de machines, et s’essayer à des usages plus pointus, du voyage au pilotage exigeant.
Côté tarif, la formation oscille habituellement entre 300 et 450 euros, selon la région et l’école choisies. Ce forfait englobe l’accompagnement individuel du formateur, la fourniture d’une moto adaptée, et dans certains cas, la possibilité de paiement fractionné ou le recours au financement de la formation professionnelle. Veiller à se positionner tôt sur les créneaux de forte demande permet d’éviter l’attente et d’organiser sereinement la transition.
Pour accéder à la formation, un ensemble d’équipements homologués est demandé. Voici la liste complète à rassembler :
- Casque homologué
- Gants homologués
- Veste ou blouson à manches longues
- Pantalon ou combinaison
- Bottes ou chaussures montantes
Chaque équipement est scruté : pas de place à l’approximation en matière de sécurité. Le rôle du formateur va bien au-delà de l’assistance : il ajuste l’encadrement à chaque profil, prodigue les conseils opportuns, et transmet confiance et autonomie pour relever le défi du permis A.
La suite ? Plus de limites sur la puissance, la moto s’ouvre enfin sans barrière. La route vous attend, vastes, changeante, et trace désormais une aventure à la hauteur de vos ambitions.


